DOSSIER · LA RENTRĂE DES FRENCHIES
J-5 : Rudy Gobert, toujours lĂ quand les Wolves veulent regarder tout en haut
J-5 : AU TOUR DE RUDY GOBERT ! Ă 34 ans, Rudy est toujours lĂ , toujours titulaire, toujours au cĆur dâun contender. Vrai vĂ©tĂ©ran, mentor de Joan et toujours aussi prĂ©cieux pour Minnesota. Moi, jâai surtout envie de voir jusquâoĂč cette version des Wolves peut aller.
Ă cinq jours de la reprise, on arrive Ă Rudy Gobert, n°5 de mon classement. Et pour lui, jâai presque envie de commencer autrement que par les stats, parce quâau fond ce nâest plus vraiment ça qui mâimpressionne le plus chez lui.
Rudy a 34 ans, il attaque sa quatorziĂšme saison NBA, il a dĂ©jĂ absolument tout connu ou presque, et pourtant il continue de donner cette impression dâĂȘtre prĂ©parĂ© comme sâil avait encore quelque chose Ă prouver. Quand je regarde sa carriĂšre, je vois Ă©videmment les quatre trophĂ©es de meilleur dĂ©fenseur de lâannĂ©e, les sĂ©lections All-Star, les All-NBA et tout le reste, mais je vois surtout un athlĂšte assez exceptionnel et un professionnel de trĂšs haut niveau qui a rĂ©ussi Ă durer dans un rĂŽle extrĂȘmement exigeant physiquement.
La saison derniĂšre, il a encore jouĂ© 76 matchs pour 10,9 points, 11,5 rebonds et 1,6 contre de moyenne. Ă son Ăąge, avec son gabarit et tout ce quâon lui demande dĂ©fensivement chaque soir, je trouve dĂ©jà ça assez dingue. Et surtout, son rĂŽle Ă Minnesota dĂ©passe maintenant largement la simple protection du cercle.
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Le résumé pour les pressés
Rudy Gobert, 34 ans, pivot des Minnesota Timberwolves
đ La saison derniĂšre : encore 76 matchs, avec 10,9 points, 11,5 rebonds et 1,6 contre de moyenne. Ă 34 ans, il reste dâune rĂ©gularitĂ© assez impressionnante.
đ„ Sa place : toujours titulaire et toujours central dans la dĂ©fense des Wolves. Joan Beringer va prendre plus de place derriĂšre lui, mais Rudy reste la rĂ©fĂ©rence du poste.
đ€ Son rĂŽle : il est devenu un vrai vĂ©tĂ©ran du groupe. Il parle, fixe des standards et accompagne Joan dans sa progression, aussi bien sur le terrain que dans tout ce qui touche Ă la prĂ©paration.
đŻ Son dĂ©fi : rester physiquement au niveau tout au long de la saison et aider cette nouvelle version des Wolves Ă trouver rapidement son Ă©quilibre.
đ Ă surveiller : son association avec LaMelo Ball, sa relation avec Joan et surtout la maniĂšre dont il peut encore peser dans une Ă©quipe qui vise clairement trĂšs haut.
En clair : Rudy nâa plus grand-chose Ă prouver individuellement. Cette saison, ce qui mâintĂ©resse vraiment, câest de voir sâil peut encore ĂȘtre lâun des piliers dâun Minnesota capable dâaller chercher quelque chose de trĂšs gros.
Il est devenu le vrai vétéran de cette équipe
Câest probablement ce que jâaime le plus regarder chez lui aujourdâhui. Quand les Wolves ont connu des passages compliquĂ©s la saison derniĂšre, Rudy a pris la parole plusieurs fois, parfois assez fortement, en parlant dâeffort, de responsabilitĂ© et des standards quâune Ă©quipe avec de vraies ambitions doit ĂȘtre capable de tenir.
Ăa nâa pas toujours Ă©tĂ© formulĂ© de maniĂšre Ă faire plaisir Ă tout le monde, mais franchement, ça me va trĂšs bien parce que jâaime le fait quâil assume ce rĂŽle-lĂ . Minnesota nâest plus une Ă©quipe qui cherche simplement Ă faire les playoffs, et Rudy parle comme quelquâun qui en a parfaitement conscience. Quand il estime que lâeffort nâest pas au niveau, il le dit, et quand il considĂšre que certains doivent se responsabiliser davantage, il le dit aussi.
Câest lĂ que je trouve son Ă©volution vraiment intĂ©ressante. Pendant longtemps, on a surtout parlĂ© de Rudy pour sa dĂ©fense, son impact autour du cercle, ses limites offensives ou ses trophĂ©es individuels. Aujourdâhui, il est aussi devenu lâun de ceux qui donnent le ton dans le vestiaire, avec toute lâexpĂ©rience accumulĂ©e au fil des annĂ©es et probablement aussi la conscience quâĂ 34 ans, il nâa plus envie de perdre beaucoup de temps.
Sa relation avec Joan, forcĂ©ment, jâadore
Et puis il y a Joan Beringer, et forcĂ©ment, pour nous qui suivons les Français, câest une histoire assez gĂ©niale Ă regarder. Joan arrive en NBA Ă 19 ans, au mĂȘme poste que Rudy, dans la mĂȘme Ă©quipe que lui et avec encore Ă©normĂ©ment de choses Ă apprendre, alors difficile dâimaginer beaucoup mieux que de tomber sur un mec qui a passĂ© plus de dix ans Ă devenir lâune des rĂ©fĂ©rences mondiales du poste.
Rudy ne va Ă©videmment pas transformer Joan en copie de lui-mĂȘme, et ce nâest surtout pas ce quâil faut chercher. Mais pour tout ce qui concerne le placement, la communication, la lecture dĂ©fensive, la prĂ©paration physique, lâhygiĂšne de vie et plus largement lâexigence quotidienne nĂ©cessaire pour tenir en NBA, Joan a quand mĂȘme un sacrĂ© professeur Ă cĂŽtĂ© de lui.
Jâaime aussi beaucoup la maniĂšre dont Rudy parle de son jeune compatriote. Il ne donne pas lâimpression de voir Joan comme celui qui vient simplement rĂ©cupĂ©rer une partie de ses minutes, mais plutĂŽt comme un joueur dont Minnesota va avoir besoin pour gagner. Rudy sait trĂšs bien que Joan va progressivement prendre davantage de place et quâĂ son Ăąge, certaines pĂ©riodes de la saison devront peut-ĂȘtre ĂȘtre gĂ©rĂ©es diffĂ©remment, mais je ressens beaucoup plus de transmission que de concurrence dans leur relation.
Franchement, ça peut devenir lâun des trucs que jâaurai le plus de plaisir Ă suivre cette annĂ©e cĂŽtĂ© Français.
Physiquement, ce quâil continue de faire est assez fou
On banalise beaucoup trop la longévité de certains joueurs NBA. Rudy est un pivot de 2,16 m qui passe sa vie à poser des écrans, prendre des contacts, protéger le cercle, sauter, courir en transition et parfois défendre beaucoup plus loin du panier contre des joueurs bien plus petits que lui.
MalgrĂ© tout ça, il continue dâenchaĂźner les saisons avec une disponibilitĂ© assez impressionnante, et ce nâest Ă©videmment pas le fruit du hasard. Depuis des annĂ©es, tout ce quâon entend autour de Rudy va dans le mĂȘme sens : Ă©normĂ©ment de discipline et de sĂ©rieux dans la prĂ©paration, une attention portĂ©e au sommeil, Ă la rĂ©cupĂ©ration, Ă la nutrition et Ă tous ces dĂ©tails qui permettent justement de durer aussi longtemps Ă ce niveau.
Câest aussi pour ça que jâai beaucoup de respect pour lui. On peut discuter de son jeu, de certains choix ou de certaines sĂ©ries de playoffs, mais concernant son professionnalisme, jâai franchement du mal Ă voir ce quâon peut lui reprocher.
Ă 34 ans, il continue mĂȘme Ă essayer de faire Ă©voluer certaines choses offensivement pendant les entraĂźnements. Je ne vais Ă©videmment pas vous vendre Rudy comme le futur stretch five des Wolves, ce serait ridicule, mais voir un joueur avec autant dâannĂ©es NBA derriĂšre lui continuer Ă bosser et chercher encore des petites choses Ă ajouter Ă son jeu raconte assez bien sa maniĂšre dâaborder son mĂ©tier.
Et cette version des Wolves me plaĂźt vraiment
Câest aussi pour ça que jâai autant envie de voir cette saison. Minnesota nâa pas simplement fait quelques retouches autour de Anthony Edwards et Rudy, lâĂ©quipe a vraiment Ă©voluĂ© et cette version 2026-27 me plaĂźt Ă©normĂ©ment sur le papier.
LaMelo Ball apporte une crĂ©ation complĂštement diffĂ©rente, Jonathan Kuminga encore plus dâathlĂ©tisme, Jaden McDaniels reste une piĂšce essentielle, Joan doit continuer Ă grandir et Anthony Edwards est Ă©videmment toujours au centre de tout. Pour moi, cette Ă©quipe est clairement contender, mĂȘme sâil va Ă©videmment falloir que toutes ces piĂšces trouvent rapidement leur place.
LaMelo va devoir sâintĂ©grer dans un groupe qui avait dĂ©jĂ ses habitudes, Joan devra confirmer quâil peut assumer davantage de minutes et les Wolves devront aussi digĂ©rer les dĂ©parts de certains joueurs importants. Mais le potentiel est Ă©norme, et au milieu de tout ça Rudy reste probablement encore celui qui donne une bonne partie de sa cohĂ©rence dĂ©fensive Ă lâensemble.
Câest dâailleurs ce qui rend son rĂŽle aussi important cette saison. Il nâa plus besoin dâĂȘtre le visage du projet ni que lâon construise quoi que ce soit autour de lui. Il doit surtout continuer Ă faire ce quâil maĂźtrise depuis des annĂ©es tout en aidant cette nouvelle Ă©quipe Ă trouver son Ă©quilibre.
LaMelo peut aussi lui offrir quelque chose de nouveau
Je suis vraiment curieux de voir cette association, parce que LaMelo possÚde un profil assez particulier. Il joue vite, voit trÚs rapidement les ouvertures et peut trouver un intérieur sur des angles que beaucoup de meneurs ne voient pas forcément.
Pour Rudy, ça peut tout simplement vouloir dire quelques paniers faciles supplĂ©mentaires. Je ne mâattends pas du tout Ă une rĂ©volution offensive, mais si Minnesota rĂ©ussit Ă crĂ©er davantage de situations propres dans le pick-and-roll et Ă exploiter encore mieux la qualitĂ© de ses Ă©crans, ça peut lui permettre dâĂȘtre plus efficace sans lui demander de devenir quelque chose quâil nâest pas.
Et avec Anthony Edwards Ă cĂŽtĂ©, les dĂ©fenses auront dĂ©jĂ Ă©normĂ©ment de choses Ă gĂ©rer. Je trouve donc que Rudy peut ĂȘtre lâun des joueurs qui profitera le plus simplement de cette nouvelle organisation offensive.
La prĂ©saison ? Exactement ce dont jâavais envie
Je disais encore hier que je ne tirerais presque aucune conclusion de la présaison de Rudy, et le match de cette nuit face à Detroit ne change absolument pas mon avis.
Dans la dĂ©faite 128-106 de Minnesota, il termine avec 8 points, 4 rebonds et 1 passe en 22 minutes, Ă 3/4 au tir et 2/2 aux lancers francs. Ce nâest Ă©videmment pas une ligne de stats dont on va parler pendant trois jours, mais elle me convient parfaitement Ă quelques jours de la reprise.
Rudy a jouĂ© ses minutes, Ă©tĂ© efficace prĂšs du cercle et continuĂ© tranquillement sa prĂ©paration sans quâon ait besoin de lui demander quoi que ce soit dâautre. Ă 34 ans et avec tout ce quâil a dĂ©jĂ montrĂ©, je nâai absolument pas besoin de le voir faire 18 points et 15 rebonds sur un match de prĂ©saison pour ĂȘtre rassurĂ©.
Ce que je veux surtout, câest le voir arriver en bonne santĂ© au dĂ©but de la vraie saison, prendre ses repĂšres avec les nouveaux et commencer Ă installer les automatismes avec LaMelo, Joan et le reste du groupe. La saison sera suffisamment longue pour quâon ait largement le temps de lui demander davantage.
Ce quâil peut encore aller chercher, câest forcĂ©ment collectif
Individuellement, son CV est déjà immense avec quatre DPOY, trois sélections All-Star et plusieurs apparitions dans les équipes All-NBA et All-Defensive. Une nouvelle saison réguliÚre à 11 points et 12 rebonds ne changera probablement plus énormément la maniÚre dont sa carriÚre sera regardée.
En revanche, ce quâil peut encore rĂ©ussir avec cette Ă©quipe, ça oui.
Minnesota possĂšde aujourdâhui un groupe capable dâaller loin, et Rudy arrive Ă un Ăąge oĂč chaque vraie fenĂȘtre de titre prend forcĂ©ment un peu plus dâimportance. Je ne sais pas combien de campagnes il aura encore avec un roster aussi ambitieux autour de lui, peut-ĂȘtre plusieurs, peut-ĂȘtre pas Ă©normĂ©ment, mais celle-ci est bien rĂ©elle.
Câest aussi pour ça que je trouve cette saison particuliĂšrement intĂ©ressante pour lui. Quand tu as dĂ©jĂ accumulĂ© autant de rĂ©compenses individuelles et jouĂ© autant dâannĂ©es dans cette Ligue, le regard finit forcĂ©ment par se tourner vers ce qui manque encore.
Et ce qui manque Ă Rudy, on le sait tous.
Moi, jâai surtout envie de savourer le joueur quâil est devenu
On parle Ă©normĂ©ment de la nouvelle gĂ©nĂ©ration française, et câest normal. Victor est devenu le visage du basket français en NBA, tandis que Bilal, Alex, Nolan, Zaccharie, Joan et tous les autres reprĂ©sentent la suite. Mais au milieu de tout ça, Rudy est toujours lĂ , et je trouve quâon oublie parfois un peu vite ce que ça reprĂ©sente.
Il est arrivĂ© en NBA en 2013 avec beaucoup moins de lumiĂšre autour de lui que les jeunes Français que lâon suit aujourdâhui. Il a construit sa carriĂšre progressivement, encaissĂ© Ă©normĂ©ment de critiques, traversĂ© des pĂ©riodes compliquĂ©es, changĂ© de franchise et rĂ©ussi malgrĂ© tout Ă devenir lâun des meilleurs dĂ©fenseurs de lâhistoire rĂ©cente de la Ligue.
Aujourdâhui, il nâest peut-ĂȘtre plus dans la phase de sa carriĂšre oĂč lâon attend de lui quâil nous surprenne tous les trois jours, mais il est devenu autre chose : un vrai vĂ©tĂ©ran, un joueur capable de transmettre et un mec qui sait exactement ce que demande une saison NBA pour durer. Et surtout, il est encore suffisamment bon pour ĂȘtre le pivot titulaire dâune Ă©quipe qui vise trĂšs haut, ce qui est probablement ce qui me bluffe le plus aujourdâhui.
Et puis cette annĂ©e, il y a mĂȘme eu le petit changement de look : la barbe a disparu, remplacĂ©e par un bouc. Ăa ne changera Ă©videmment rien Ă sa dĂ©fense, mais ça lui donne presque un petit air de vĂ©tĂ©ran encore plus assumĂ©.
Cette saison, je vais Ă©videmment continuer Ă regarder ses rebonds, ses contres et ses performances chaque matin, mais je crois que je vais encore davantage regarder tout ce quâil apporte autour. Sa relation avec Joan, son rĂŽle dans le vestiaire, sa maniĂšre de gĂ©rer les pĂ©riodes plus difficiles et son influence sur une Ă©quipe qui a clairement lâambition dâaller chercher quelque chose de gros vont probablement raconter beaucoup plus de choses que certaines de ses lignes de stats.
Et si les Wolves vont vraiment aussi loin que je pense quâils peuvent aller, je suis persuadĂ© que Rudy aura encore Ă©normĂ©ment Ă voir lĂ -dedans.
Pour moi, câest probablement le plus beau dĂ©fi de sa saison 2026-27 : ne pas simplement ajouter une nouvelle ligne Ă un CV dĂ©jĂ immense, mais essayer dâaller chercher celle qui lui manque encore vraiment.
đ Retrouvez toute la saison 2025-26 de Rudy Gobert, ses matchs, ses records et ses statistiques sur BleuBlancDunk :
https://bleublancdunk.com/joueur/rudy-gobert?season=2025
đą Notre compte Ă rebours
#16 : Noa Essengue
#15 : Mohamed Diawara
#14 : Noah Penda
#13 : Joan Beringer
#12 : Sidy Cissoko
#11 : Rayan Rupert
#10 : Tidjane SalaĂŒn
#9 : Ousmane Dieng
#8 : Moussa Diabaté
#7 : Nolan Traoré
#6 : Zaccharie Risacher
#5 : Rudy Gobert
Rendez-vous demain pour découvrir le n°4.