J-15 : Mohamed Diawara, de 51e choix à champion NBA !
J-15 : Mohamed Diawara !
Du 51e choix de la Draft à une bague de champion NBA dès sa saison rookie. 💍
Une première année complètement folle à New York… mais cette saison, le défi change : aller chercher de vraies minutes chez les champions en titre.
Par Jérémy · 05/10/2026 · 13 min de lecture
@NYKNICKS
À 15 jours de la reprise, notre compte à rebours continue ! Après Noa Essengue hier, direction New York avec Mohamed Diawara, n°15 de notre classement.
Et contrairement à beaucoup de joueurs après leur saison rookie, Mohamed va revenir cette année avec quelque chose d’assez sympa au doigt : une bague de champion NBA. 💍
Pas mal quand on a été sélectionné avec le 51e choix de la Draft un an plus tôt.
Du 51e choix à une vraie place chez les Knicks
Lorsque les Knicks sélectionnent Mohamed Diawara en 51e position de la Draft 2025, rien n’est évidemment gagné. Il arrive à seulement 20 ans dans une équipe qui joue le titre, avec beaucoup de monde devant lui et sans vraiment savoir quelle place il pourra trouver.
D’ailleurs, même lui ne s’attendait pas à vivre une première saison pareille. En janvier, dans une interview accordée à BasketUSA, Mohamed racontait qu’il pensait initialement passer l’essentiel de son année en G League :
« Pour ma première année, je t’avoue, je ne m’attendais pas trop à jouer. J’étais censé être en G-League cette année. »
Mohamed Diawara
Finalement, les Knicks vont lui donner sa chance et Mohamed va la saisir.
Pas avec 30 minutes par soir évidemment. Il y aura beaucoup de matchs où il devra attendre longtemps sur le banc avant d’avoir quelques minutes pour montrer quelque chose, mais petit à petit, il va réussir à se faire une vraie petite place.
Sa saison rookie se termine avec :
🏀 69 matchs ⭐ 7 titularisations 🔥 3,6 points 💪 1,4 rebond 🎁 0,8 passe 🎯 42,3 % au tir 🎯 36,9 % à 3 points ⏱️ 9,2 minutes
Si on regarde simplement les 3,6 points de moyenne, forcément, ça ne saute pas aux yeux. Mais sa saison a raconté beaucoup plus de choses que cette simple ligne de stats.
@NBA
Et cette saison, il est où dans la rotation ?
C’est aussi une question importante avant d’attaquer cette deuxième année.
Mohamed est officiellement listé comme ailier par les Knicks et, forcément, il y a du monde devant lui. OG Anunoby et Mikal Bridges prennent une énorme partie des minutes sur les ailes, tandis que Josh Hart peut lui aussi occuper ces positions dans les différents cinq de Mike Brown.
Derrière eux, en revanche, ça devient déjà plus intéressant. Pacôme Dadiet reste l’autre jeune ailier français que New York veut développer et le rookie Tyler Nickel arrive également sur ces postes.
Donc non, Mohamed n’a évidemment aucune place garantie. Mais après ses 9,2 minutes de moyenne pour sa saison rookie, il y a clairement quelque chose à aller chercher.
Et c’est finalement ce que j’attends de lui cette année : pas 25 minutes par soir ni une place dans le cinq, mais réussir à devenir un joueur que Mike Brown peut appeler régulièrement depuis son banc pour défendre, apporter de la taille et sanctionner les tirs ouverts.
Vu les premières déclarations de son coach pendant le Training Camp, cette idée ne semble d’ailleurs pas complètement farfelue.
Le Madison Square Garden commence à l’adopter
Au fil des mois, Mohamed va notamment réussir quelque chose de plutôt sympa à New York : se faire aimer du Madison Square Garden.
De l’énergie, aucun complexe et surtout cette capacité à rentrer sur le terrain et à dégainer immédiatement. Quand les premiers tirs commencent à tomber, le Garden ne demande évidemment que ça. 😅
TrashTalk ira même jusqu’à le présenter comme le chouchou du Madison Square Garden après son gros passage face aux Spurs en mars. Et franchement, quand on voyait les réactions du public sur certaines de ses entrées, ce n’était pas complètement volé.
Son record en carrière arrive quelques mois plus tôt, le 29 décembre face aux Pelicans :
🔥 18 points 🎯 7/9 au tir 🎯 4/4 à 3 points
Son premier vrai carton en NBA.
@ Stephen Lew-Imagn Images
Et ce n’est finalement pas seulement une histoire d’un soir. Mohamed termine la saison à 36,9 % derrière l’arc, avec un chiffre qui m’avait franchement surpris en préparant cet article : 57,6 % sur ses tirs à 3 points dans les corners, soit 19 réussites sur 33 tentatives.
Évidemment, le volume reste faible et personne ne lui demande de continuer à shooter à près de 60 %. Mais pour un joueur dont l’avenir pourrait justement passer par un rôle de 3&D, c’est plutôt encourageant.
Trois minutes ? Il faut quand même être prêt
Il y a aussi une partie de sa saison qu’on voit beaucoup moins dans les statistiques : apprendre à être un jeune joueur NBA dans une équipe qui veut gagner tout de suite.
Quand tu es au bout de la rotation, tu peux passer presque toute une rencontre assis puis entendre ton nom et comprendre que tu as trois minutes pour montrer quelque chose. Mohamed expliquait qu’au fil des semaines, il avait progressivement appris à ne plus vivre chaque entrée comme un examen et à simplement rentrer avec la même énergie, quel que soit le temps de jeu.
Dans cette découverte de la NBA, il a aussi pu compter sur Guerschon Yabusele. Mohamed le décrivait comme un vrai grand frère, pas seulement pour le basket mais aussi pour tout ce qui accompagne l’arrivée dans une nouvelle ligue, une nouvelle ville et une équipe qui joue immédiatement le titre.
Pour un Français de 20 ans qui découvre tout ça, avoir Guerschon à côté de lui a forcément dû aider.
@ Stephen Lew-Imagn Images
Et sur le terrain, ses coéquipiers commençaient eux aussi à voir certaines choses. Josh Hart avait notamment été assez élogieux lorsqu’on lui avait demandé ce qu’il pensait du rookie :
« Il est jeune, brut et inexpérimenté. Il est bon en défense, et il est encore meilleur shooteur que je ne le pensais. Son shoot semblait toujours bon, mais maintenant ça rentre. »
Josh Hart
Je trouve que ça résume assez bien ce qu’on a vu de Mohamed pendant sa première saison. Il n’avait pas besoin de toucher énormément le ballon pour être utile : défendre, amener de l’énergie et sanctionner lorsqu’on lui laissait de l’espace, c’était déjà une bonne base pour exister dans cette équipe.
Et quelques mois plus tard, le gamin qui pensait passer son année en G League allait se retrouver… en Finals NBA.
Et puis les Finals !
Rien que de l’écrire, ça reste assez fou.
Les Knicks traversent les playoffs et rejoignent les Spurs de Victor Wembanyama en Finals. Mohamed ne rentrera pas sur le parquet pendant cette dernière série, mais il vit évidemment tout depuis le banc avec le groupe.
Le 13 juin 2026, New York s’impose 94-90 à San Antonio dans le Game 5 et remporte la série 4-1.
Les Knicks sont champions NBA, 53 ans après leur dernier titre.
Et Mohamed Diawara est champion dès sa première saison.
Quand BasketUSA lui demande quelques semaines plus tard de résumer son année en un mot, sa réponse est assez simple :
« Incroyable. Incroyable, c’est le terme parfait, je pense. »
Mohamed Diawara
Et parmi tous les souvenirs de cette première année, il n’a évidemment pas beaucoup hésité au moment d’en choisir un :
« Et bien sûr le dernier match, celui où on est sacré champion. Celui-là, je ne l’oublierai jamais ! »
Mohamed Diawara
On le comprend. 😅
@NBA
« Le meilleur été de ma vie »
Et visiblement, les semaines suivantes n’ont pas vraiment fait retomber le nuage.
Entre le titre, la parade à New York et son retour en France, Mohamed a vécu un été assez difficile à battre. Lorsqu’on lui a demandé cette semaine comment il l’avait vécu, il n’a d’ailleurs pas eu besoin de réfléchir longtemps :
« Le meilleur été de ma vie… Je suis rentré à Paris, c’était vraiment sympa. Tout le monde était heureux pour moi. »
Mohamed Diawara
Mohamed expliquait également avoir été impressionné par la parade. Il savait déjà que les supporters des Knicks étaient complètement à part, mais même lui ne s’attendait visiblement pas à voir une telle ferveur.
Quand on repense au garçon qui arrivait un an plus tôt en pensant passer une bonne partie de sa saison en G League, le contraste est quand même assez dingue.
Et l’été ne s’est pas arrêté à cette bague de champion.
Et derrière la bague… quatre ans de plus à New York
Quelques jours après le titre, une autre très bonne nouvelle tombe pour Mohamed : les Knicks veulent continuer avec lui.
Il signe un contrat de quatre ans estimé à environ 11,2 millions de dollars, avec les deux premières saisons garanties.
Quand on repense au point de départ, le changement est assez dingue. Un an auparavant, Mohamed arrivait comme 51e choix avec un contrat d’une saison et aucune certitude de vraiment jouer. Douze mois plus tard, il est champion NBA et New York décide de miser sur lui sur plusieurs années.
Dans son interview estivale avec BasketUSA, il expliquait assez clairement les domaines dans lesquels les Knicks voulaient désormais le voir progresser :
« Être plus adroit à 3-points, être un grand défenseur, garder ma polyvalence, qu’elle soit défensive ou offensive. »
Mohamed Diawara
Rien de révolutionnaire finalement, mais ça colle parfaitement à son profil. New York n’a pas besoin qu’il devienne un gros scoreur : s’il peut défendre plusieurs profils, rentrer ses tirs ouverts et continuer à apporter cette énergie qui avait plu au Garden, il aura déjà énormément progressé.
Une Summer League qui tourne court
On espérait justement le voir cet été avec davantage de responsabilités en Summer League, mais ça ne s’est malheureusement pas vraiment passé comme prévu.
Mohamed dispute seulement deux matchs avant de manquer les trois rencontres suivantes à cause d’un problème au doigt. On apprendra ensuite qu’il avait en réalité joué avec une fracture de l’annulaire gauche, suffisamment sérieuse pour nécessiter une opération après Las Vegas.
Forcément, lorsqu’on sait ça, ses difficultés offensives pendant ces deux rencontres deviennent beaucoup moins intéressantes à analyser.
La bonne nouvelle, c’est que cette histoire est maintenant derrière lui. Mohamed avait déjà repris le travail sur le terrain au début du mois d’août et, le 3 octobre, il a confirmé qu’il était complètement rétabli après son opération.
Il peut donc repartir sur de bonnes bases pour cette deuxième saison.
@NYKNICKS
Le corps… et énormément de tirs à 3 points
Sa première année lui a aussi permis de comprendre beaucoup plus précisément ce qu’il devait travailler pendant l’été.
Mohamed expliquait cette semaine avoir désormais une meilleure idée du niveau de physicalité nécessaire en NBA et surtout de la manière dont il doit préparer son corps pour tenir toute une saison. Il profite aussi des nombreux vétérans présents chez les Knicks pour observer leurs habitudes et commencer à construire sa propre routine.
« Maintenant que j’ai une saison NBA derrière moi, c’est un peu plus simple de comprendre comment je dois me préparer. La physicalité, c’est clairement l’une des choses sur lesquelles je devais le plus progresser pour ma deuxième année. »
Mohamed Diawara
Et l’autre priorité ne surprendra personne : le tir extérieur.
Avec ses 36,9 % à 3 points l’année dernière, la base est déjà intéressante. Mais Mohamed sait très bien qu’un tir fiable peut complètement changer la quantité de minutes qu’il pourra aller chercher chez les Knicks.
Et visiblement, il a passé pas mal de temps derrière la ligne cet été. 😅
« Je n’ai pas vraiment un nombre précis de tirs que je dois prendre chaque jour, mais j’en prends énormément. Je ne pourrais même pas les compter tellement je shoote à 3 points. »
Mohamed Diawara
Il expliquait aussi ne pas vouloir simplement compter les tirs réussis ou ratés pendant ses séances. Son travail porte surtout sur sa mécanique et sur la répétition du geste, avec l’idée que les résultats viendront derrière.
Et je trouve que ça colle parfaitement à ce dont il a besoin aujourd’hui : devenir plus solide physiquement et suffisamment fiable à 3 points pour qu’un coach puisse le laisser sur le terrain sans avoir à réfléchir à deux fois.
Mike Brown voit déjà un Mohamed différent
Et justement, les premières nouvelles du Training Camp sont plutôt intéressantes.
Mike Brown a expliqué cette semaine qu’il voyait déjà une vraie différence par rapport au Mohamed de la saison dernière. Pas forcément dans les statistiques, mais dans sa façon de jouer, son rythme et surtout sa compréhension de ce qui se passe autour de lui.
« L’année dernière, on voyait qu’il était un peu nerveux sur le terrain, parce qu’il ne savait pas encore exactement ce qu’il devait faire. Aujourd’hui, il est beaucoup plus à l’aise, donc son rythme est meilleur, surtout offensivement. »
Mike Brown
Le coach des Knicks insiste aussi sur sa communication et sa lecture du jeu. Mohamed comprend mieux ce qu’il doit faire, mais aussi ce qu’il doit demander à ses coéquipiers.
Et Brown ne lui demande pas de devenir soudainement un gros scoreur. Ce qu’il veut, c’est voir tout le reste monter d’un cran : le rebond, la défense, les lectures, la régularité.
« C’est l’un des joueurs qui doit passer un cap. Je ne lui demande pas de passer de 1,7 point à 10,5 points par match. Tout doit monter d’un cran, notamment au rebond et en défense. »
Mike Brown
Et visiblement, il n’est pas le seul à croire au potentiel de Mohamed.
OG Anunoby a lui aussi eu des mots très forts à son sujet :
« Je pense que son potentiel est immense. Il est très talentueux, il peut shooter, défendre, passer. Il peut tout faire, c’est un joueur vraiment polyvalent. »
OG Anunoby
Franchement, pour commencer une deuxième saison, difficile de demander beaucoup mieux comme retours.
Et maintenant, j’ai surtout envie de voir ce que le Garden va faire de lui
C’est vraiment ce qui me rend curieux avec Mohamed cette année.
La saison dernière, tout était assez spontané. Il arrivait comme un 51e choix de Draft que personne n’attendait particulièrement et, au fil des matchs, il a réussi à créer quelque chose avec le public du Madison Square Garden. Il suffisait parfois d’un tir à 3 points, d’une bonne défense ou simplement d’une entrée pleine d’énergie pour entendre la salle monter avec lui.
Petit à petit, il est devenu ce petit chouchou du Garden.
Cette année, le contexte n’est plus du tout le même. Mohamed revient avec une bague, 69 matchs NBA derrière lui et surtout un contrat qui lui donne enfin un peu de stabilité.
Mais il revient aussi avec davantage d’attentes.
Maintenant qu’on sait exactement qui se trouve devant lui dans la rotation, je trouve que le défi est beaucoup plus clair : réussir à gratter régulièrement des minutes derrière Anunoby, Bridges et Hart, et donner à Mike Brown suffisamment de raisons de le rappeler le match suivant.
Je ne lui demande pas 25 minutes par soir ni une explosion statistique. Chez les champions en titre, devenir simplement un joueur sur lequel le coach peut compter régulièrement serait déjà une très belle deuxième saison.
Et après tout ce qu’on vient de voir sur son été, son travail physique, les milliers de tirs à 3 points et les premiers retours de Mike Brown, j’ai vraiment envie de voir si le petit chouchou de l’année dernière peut maintenant devenir un vrai joueur de rotation.
La première fois que son nom sera annoncé au Madison Square Garden cette saison, je regarderai quand même particulièrement la réaction du public.
@NYKNICKS
Est-ce que le chouchou est toujours là ?
J’espère bien que oui. 🗽💍
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