DOSSIER · LA RENTRĂE DES FRENCHIES
J-12 : Sidy Cissoko, il y a une vraie place Ă prendre Ă Portland
J-12 : Sidy Cissoko ! 75 matchs, 26 titularisations et un vrai contrat NBA aprÚs avoir été baladé de franchise en franchise. à Portland, il a enfin trouvé sa place. Maintenant, le défi est clair : la garder et faire progresser son tir à 3 points.

@NBA
Ă 12 jours de la reprise, notre compte Ă rebours des Français en NBA continue. AprĂšs Noa Essengue, Mohamed Diawara, Noah Penda et Joan Beringer, direction lâOregon avec Sidy Cissoko, 12e de notre classement.
Et son histoire est probablement lâune des plus particuliĂšres de ce dĂ©but de sĂ©rie.
Il y a encore un an et demi, Sidy passait par plusieurs franchises en quelques jours, se faisait couper et pouvait lĂ©gitimement se demander oĂč sa carriĂšre NBA allait le mener. Quelques mois plus tard, il venait de disputer 75 matchs avec Portland, dont 26 comme titulaire, et avait transformĂ© son two-way contract en vĂ©ritable contrat NBA.
Il a donc déjà réussi une premiÚre chose énorme : revenir de trÚs loin.
Maintenant, il faut profiter de tout ce quâil a construit.
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Le résumé pour les pressés
Sidy Cissoko, 22 ans, arriĂšre/ailier des Portland Trail Blazers
đ La saison derniĂšre : 75 matchs, dont 26 titularisations, avec 5,1 points, 2,2 rebonds et 1,5 passe en 19,1 minutes.
đ„ Sa place : Sidy nâest pas un titulaire installĂ©, mais Portland manque de profondeur confirmĂ©e sur les ailes. Deni Avdija et Toumani Camara sont clairement devant lui, tandis quâil devra notamment se battre avec Jeremy Sochan et VĂt KrejÄĂ pour rĂ©cupĂ©rer des minutes.
đ„ Une vraie ouverture : lâabsence longue durĂ©e de Shaedon Sharpe enlĂšve Ă©galement un joueur important de la rotation extĂ©rieure en dĂ©but de saison.
đŻ Son dĂ©fi : conserver son impact dĂ©fensif tout en faisant progresser son tir extĂ©rieur, limitĂ© Ă 29,8 % Ă 3 points lâan dernier.
đ Ă surveiller : son contrat NBA lui a donnĂ© de la stabilitĂ©, mais cette saison nâest pas garantie. Il doit donc confirmer que ses 75 matchs de lâan dernier nâĂ©taient pas simplement liĂ©s aux blessures de ses coĂ©quipiers.
En clair : Sidy a rĂ©ussi Ă revenir en NBA. Maintenant, il doit montrer quâil peut vraiment sây installer.
De la galĂšre Ă 75 matchs NBA
Pour comprendre sa saison 2025-26, il faut forcément revenir un peu en arriÚre.
DraftĂ© en 44e position par San Antonio en 2023, Sidy nâĂ©tait jamais rĂ©ellement parvenu Ă sâinstaller chez les Spurs. Puis arrive fĂ©vrier 2025, avec une succession de mouvements qui aurait pu sĂ©rieusement faire dĂ©railler sa carriĂšre.
Transféré, encore transféré, coupé⊠puis finalement récupéré par Portland avec un two-way contract.
Sidy décrira plus tard cette période comme une véritable « descente aux enfers ».
Et pourtant, au lieu de progressivement sortir des radars NBA, il va faire exactement lâinverse.
Pour sa saison 2025-26, Sidy dispute :
đ 75 matchs
â 26 titularisations
đ„ 5,1 points
đȘ 2,2 rebonds
đ 1,5 passe
đïž 0,7 interception
đŻ 39,8 % au tir
đŻ 29,8 % Ă 3 points
â±ïž 19,1 minutes
Les statistiques ne sont évidemment pas spectaculaires. Mais quand on repense à sa situation quelques mois plus tÎt, je trouve que le chiffre le plus important reste presque celui-ci : 75 matchs.
Sidy nâa pas seulement retrouvĂ© une franchise NBA. Il a rĂ©ussi Ă jouer quasiment toute une saison.
Et cette annĂ©e, il est oĂč dans la rotation ?
Câest la question quâon essaie dĂ©sormais de poser trĂšs tĂŽt dans chacun de nos articles, et pour Sidy elle est particuliĂšrement intĂ©ressante.
Il est officiellement listĂ© comme arriĂšre par Portland, mais son profil lui permet surtout dâĂ©voluer sur les ailes et de dĂ©fendre plusieurs positions.
Devant lui, Deni Avdija et Toumani Camara ont Ă©videmment une longueur dâavance. Ce sont deux Ă©lĂ©ments majeurs de Portland et personne ne va demander Ă Sidy de leur prendre leur place.
DerriĂšre, en revanche, la situation est beaucoup plus ouverte.
Jeremy Sochan est arrivĂ© cet Ă©tĂ© et peut occuper plusieurs postes. VĂt KrejÄĂ possĂšde lui aussi la taille et la polyvalence nĂ©cessaires pour jouer sur les ailes. Et autour dâeux, la rotation extĂ©rieure est trĂšs chargĂ©e avec Ja Morant, Jrue Holiday, Scoot Henderson ou encore Damian Lillard, mĂȘme sâils nâoccupent Ă©videmment pas tous exactement le mĂȘme rĂŽle.
Mais il y a aussi une donnée énorme : Shaedon Sharpe va manquer une longue partie du début de saison aprÚs son opération du genou.
Et surtout, Portland nâa pas Ă©normĂ©ment dâailiers confirmĂ©s derriĂšre Avdija et Camara.
Câest pour ça que je trouve la situation de Sidy assez excitante. Il ne part pas avec une place garantie, mais il existe rĂ©ellement des minutes quâil peut aller chercher.
« Dans ma tĂȘte, jâai clairement le niveau NBA »
Le 3 janvier dernier, Sidy revient dans une salle quâil connaĂźt parfaitement.
Portland se déplace à San Antonio, son ancienne franchise, face à plusieurs joueurs avec lesquels il avait débuté sa carriÚre NBA.
Les Blazers sâimposent 115-110 et Sidy ne cache pas lâĂ©motion du moment aprĂšs la rencontre :
« Jâavais des papillons dans le ventre en arrivant ici. Câest comme si je jouais Ă domicile, contre ma famille. »
Sidy Cissoko
Quelques jours plus tĂŽt, lorsquâil revenait sur son parcours mouvementĂ©, il avait dĂ©jĂ rĂ©sumĂ© assez clairement son Ă©tat dâesprit :
« Dans ma tĂȘte, jâai clairement le niveau NBA. »
Sidy Cissoko
Il fallait encore le prouver sur le terrain.
Et câest exactement ce quâil allait faire.
Une chance provoquée par les blessures⊠mais immédiatement saisie
Sidy nâa jamais vraiment essayĂ© de réécrire son histoire.
Sâil a obtenu autant de minutes Ă Portland, câest aussi parce que lâeffectif des Blazers a Ă©tĂ© touchĂ© par les blessures. Mais en NBA, les opportunitĂ©s arrivent rarement au moment qui nous arrange. Il faut simplement ĂȘtre prĂȘt lorsquâelles se prĂ©sentent.
Câest dâailleurs lâune des choses quâil avait retenues de Gregg Popovich pendant son passage Ă San Antonio : rester prĂȘt quoi quâil arrive.
Et quand Portland a commencĂ© Ă avoir besoin de lui, Sidy lâĂ©tait.
Son rĂŽle est rapidement devenu assez clair : dĂ©fendre, apporter de lâĂ©nergie, utiliser son physique, attaquer le cercle et surtout garder la mĂȘme agressivitĂ© mĂȘme lorsque son tir extĂ©rieur ne rentre pas.
Portland avait mĂȘme mis en place un petit trophĂ©e interne rĂ©compensant le meilleur dĂ©fenseur du match, âThe Boxâ, et Sidy rĂ©ussira Ă le rĂ©cupĂ©rer Ă plusieurs reprises.
Câest probablement la meilleure illustration de la façon dont il sâest fait une place.
Il nâavait pas besoin de marquer 20 points chaque soir pour ĂȘtre utile.
Et puis il y a eu ce match Ă 20 points
Le 11 décembre face à New Orleans, Sidy envoie aussi un rappel intéressant : il peut parfois apporter beaucoup plus offensivement.
Il inscrit 20 points, son nouveau record en carriĂšre, avec :
đ„ 20 points
đŻ 8/12 au tir
đŻ 3/6 Ă 3 points
Une belle soirée, mais finalement pas la chose la plus importante de sa saison.
Parce que quelques semaines plus tard, son temps de jeu va provoquer une décision beaucoup plus significative.
Un two-way contract possÚde une limite de matchs. Et Sidy joue tellement que Portland finit par devoir choisir entre le sortir de la rotation⊠ou lui faire une vraie place dans son effectif.
Les Blazers choisissent la deuxiĂšme solution.
Portland lui offre un vrai contrat NBA
Le 20 février 2026, Portland convertit officiellement son two-way contract en contrat NBA standard.
à ce moment-là , Sidy avait déjà disputé 50 matchs, dont 24 comme titulaire, avec :
đ„ 6,5 points
đȘ 2,6 rebonds
đ 1,5 passe
â±ïž 22,3 minutes
Tous des records en carriĂšre.
Et il y avait une autre statistique qui résumait parfaitement sa saison : avec 30 passages en force provoqués, Sidy figurait alors parmi les meilleurs joueurs de toute la NBA dans ce domaine.
Quand il revient quelques semaines plus tard sur la signature de son contrat, il ne parle dâailleurs absolument pas dâun cadeau :
« Je sais que je le mĂ©rite, jâai travaillĂ© trĂšs dur pour ça. Je reviens de trĂšs loin. »
Sidy Cissoko
Et jâaime particuliĂšrement cette phrase parce quâelle raconte presque tout son parcours rĂ©cent.
« Mon énergie, mon feu »
Plus les matchs passent, plus Sidy commence aussi Ă comprendre exactement quel type de joueur il peut devenir en NBA.
Il ne sera probablement jamais celui Ă qui lâon donne vingt tirs chaque soir. Mais il peut influencer une rencontre sans avoir Ă©normĂ©ment le ballon.
DĂ©fendre le meilleur extĂ©rieur adverse, provoquer un passage en force, courir en transition, aller au cercle et donner de lâĂ©nergie Ă toute une rotation.
Sidy lâexpliquait lui-mĂȘme parfaitement :
« Câest ce qui fait mon jeu : mon Ă©nergie, mon feu. »
Sidy Cissoko
Et je trouve que câest probablement la meilleure dĂ©finition possible de son basket.
Une signature qui coûte malheureusement sa place à un autre Français
Il y avait toutefois un cÎté assez particulier à cette belle histoire.
Pour convertir le contrat de Sidy, Portland devait libérer une place dans son effectif. Et les Blazers ont choisi de couper Rayan Rupert.
Son compatriote, mais surtout lâun de ses meilleurs amis.
Sidy ne cachera évidemment pas que la situation était bizarre à vivre, tout en rappelant une réalité assez brutale de la NBA :
« Câest le business. »
Sidy Cissoko
Les deux Français sont malgrĂ© tout restĂ©s trĂšs proches et avaient mĂȘme prĂ©vu de continuer Ă travailler ensemble pendant lâĂ©tĂ©.
Une maniĂšre assez cruelle de rappeler quâen NBA, la situation dâun joueur peut complĂštement changer en quelques jours.
Sidy Ă©tait probablement mieux placĂ© que beaucoup dâautres pour le savoir.
Et mĂȘme quelques bonnes minutes en playoffs
La belle histoire ne sâest pas arrĂȘtĂ©e Ă la saison rĂ©guliĂšre.
Portland retrouve les playoffs et Sidy obtient lui aussi quelques minutes dans la série face à San Antonio.
Dans le Game 5, alors que les Blazers vont finalement ĂȘtre Ă©liminĂ©s, il termine notamment avec 11 points, 4 rebonds et 3 interceptions en 20 minutes, Ă 4/6 au tir et 2/3 Ă 3 points.
Ăvidemment, ce nâest pas un match qui change complĂštement son statut.
Mais aprĂšs tout ce quâil avait traversĂ© pour simplement rester en NBA, terminer sa saison en jouant de vraies minutes de playoffs avait quand mĂȘme quelque chose de symbolique.
Pas de Summer League cette fois
Contrairement Ă Noa Essengue, Noah Penda ou Joan Beringer, Sidy nâavait pas vraiment besoin de retourner Ă Las Vegas cet Ă©tĂ©.
AprĂšs 75 matchs NBA et 26 titularisations, la Summer League nâaurait pas changĂ© grand-chose Ă la question principale.
On savait dĂ©sormais quâil pouvait jouer en NBA.
LâĂ©tĂ© devait surtout servir Ă prĂ©parer la suite, et surtout Ă comprendre oĂč il pourrait trouver sa place dans un effectif de Portland profondĂ©ment remaniĂ©.
Ja Morant arrive, Portland change encore de dimension
Parce que les Blazers nâont clairement pas passĂ© un Ă©tĂ© tranquille.
AprĂšs une saison terminĂ©e Ă 42 victoires pour 40 dĂ©faites et un retour en playoffs, Portland a dĂ©cidĂ© dâaccĂ©lĂ©rer.
Et le mouvement principal est Ă©videmment Ă©norme : Ja Morant dĂ©barque dans lâOregon.
Portland a envoyé Jerami Grant et Kris Murray à Memphis pour récupérer le double All-Star. Jeremy Sochan est également arrivé, tandis que Matisse Thybulle a quitté la franchise.
Autour de tout ça, on retrouve toujours notamment Damian Lillard, Jrue Holiday, Scoot Henderson, Deni Avdija, Toumani Camara, Donovan Clingan et Robert Williams III.
Sur le papier, ça fait beaucoup de monde.
Mais paradoxalement, ça ne veut pas forcĂ©ment dire quâil nây a aucune place pour Sidy.
Lâabsence de Shaedon Sharpe peut lui ouvrir une vraie fenĂȘtre
Câest probablement lâun des Ă©lĂ©ments les plus importants Ă ajouter Ă sa projection.
Shaedon Sharpe sâest gravement blessĂ© au genou cet Ă©tĂ© et devra manquer plusieurs mois.
Ce nâest Ă©videmment jamais comme ça quâon souhaite voir une opportunitĂ© se crĂ©er, mais sportivement, cela enlĂšve un joueur majeur de la rotation extĂ©rieure de Portland pour une bonne partie de la saison.
Et quand on ajoute les départs de Jerami Grant, Kris Murray et Matisse Thybulle, il existe finalement un espace assez logique pour les joueurs capables de défendre plusieurs postes sur les ailes.
Sidy fait partie de ceux-lĂ .
Le nouveau coach Micah Nori veut une Ă©quipe agressive, physique, capable de courir et de mettre beaucoup de pression dĂ©fensive. Sur le papier, ça colle quand mĂȘme assez bien Ă ce que Sidy fait de mieux.
Maintenant, encore faut-il transformer ce profil en minutes.
Le gros chantier reste évident : le tir à 3 points
Parce quâil y a tout de mĂȘme un chiffre quâon ne peut pas contourner :
29,8 % Ă 3 points.
Pour un arriĂšre/ailier qui veut durablement sâinstaller dans une rotation NBA, câest trop faible.
Et câest probablement lĂ que se joue une grosse partie de sa saison.
Tout le reste commence Ă ĂȘtre assez clairement identifiĂ©. Sidy apporte de lâĂ©nergie, peut dĂ©fendre plusieurs profils, possĂšde un vrai impact physique et sait exister sans monopoliser le ballon.
Mais si les dĂ©fenses peuvent systĂ©matiquement lâabandonner derriĂšre la ligne Ă 3 points, il devient beaucoup plus difficile Ă garder sur le terrain dans les moments importants.
Ă lâinverse, sâil rĂ©ussit simplement Ă devenir un shooteur suffisamment fiable pour obliger les dĂ©fenses Ă respecter son tir, tout son profil change.
Il nâa pas besoin de devenir Stephen Curry.
Il faut simplement que les adversaires hésitent avant de le laisser complÚtement seul.
Et son contrat rend cette saison encore plus importante
Il y a Ă©galement un dĂ©tail quâil ne faut pas oublier.
Oui, Sidy possĂšde dĂ©sormais un vĂ©ritable contrat NBA. Mais sa saison 2026-27 nâest pas complĂštement garantie.
Autrement dit, le travail nâest absolument pas terminĂ©.
Et quelque part, je trouve que ça correspond parfaitement à toute son histoire depuis son arrivée en NBA.
à chaque étape, Sidy a dû aller chercher quelque chose.
Une opportunité.
Des minutes.
Une titularisation.
Un contrat.
Et cette saison, il doit maintenant aller chercher de la stabilité.
Pour moi, câest maintenant
Câest peut-ĂȘtre lĂ que je suis un peu plus exigeant avec Sidy quâavec certains de nos autres jeunes Français.
Noah Penda ou Joan Beringer peuvent encore prendre tranquillement du temps pour grandir. Sidy nâa que 22 ans lui aussi, donc Ă©videmment rien nâest jouĂ©, mais il vient dĂ©jĂ de vivre la saison qui lui a permis de relancer sa carriĂšre NBA.
Et maintenant, il faut surfer dessus.
Portland lui offre quelque chose dâassez rare : une Ă©quipe ambitieuse, mais avec une vraie ouverture exactement dans son secteur de jeu. Deni Avdija et Toumani Camara sont devant lui, Jeremy Sochan va forcĂ©ment prendre des minutes et la concurrence reste forte, mais il existe malgrĂ© tout un chemin pour entrer rĂ©guliĂšrement dans la rotation.
Je ne sais pas combien de temps cette fenĂȘtre restera ouverte.
Et Sidy sait probablement mieux que beaucoup dâautres joueurs Ă quelle vitesse une situation peut changer dans cette ligue.
Sâil rĂ©ussit Ă conserver son impact dĂ©fensif, Ă gagner rĂ©guliĂšrement la confiance de Micah Nori et surtout Ă faire progresser son tir extĂ©rieur, je pense vraiment quâil peut sâinstaller durablement Ă Portland.
Sâil stagne, en revanche, dâautres joueurs prendront ces minutes.
Il y a un an et demi, Sidy passait dâune franchise Ă lâautre sans savoir oĂč il allait terminer. Aujourdâhui, il possĂšde une saison de 75 matchs NBA, un contrat standard et une vraie opportunitĂ© dans une Ă©quipe qui veut gagner.
AprĂšs avoir passĂ© plusieurs annĂ©es Ă essayer de prouver quâil avait le niveau pour appartenir Ă cette ligue, il a enfin apportĂ© une premiĂšre rĂ©ponse.
Oui, Sidy Cissoko a sa place en NBA.
Maintenant, il faut la garder.đČ
đ Retrouvez toute la saison 2025-26 de Sidy Cissoko, ses matchs, ses records et ses statistiques sur BleuBlancDunk :
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