DOSSIER · LA RENTRÉE DES FRENCHIES
J-1 : Victor Wembanyama, celui par qui tout a commencé
Victor Wembanyama est le n°1, forcément. Une saison immense, des Finales au goût d’inachevé, une fierté française et surtout celui qui m’a ramené vers la NBA et qui, quelque part, est à l’origine de BleuBlancDunk.
À un jour de la reprise, il ne pouvait évidemment rester que lui. Victor Wembanyama est numéro 1 de ce compte à rebours, mais pour BleuBlancDunk, il occupe forcément une place un peu différente de tous les autres Français dont on a parlé ces deux dernières semaines.
Après les années Tony Parker, j’avais progressivement arrêté de suivre la NBA avec la même régularité. J’étais déjà supporter des Spurs à cette époque, mais Victor m’a clairement donné envie de replonger dedans, de recommencer à regarder les matchs, les highlights au réveil et à suivre beaucoup plus sérieusement ce qui se passait à San Antonio.
Et BleuBlancDunk est finalement né un peu de là. Au départ, j’avais simplement bricolé un petit outil sur mon serveur personnel pour ouvrir une page le matin et savoir immédiatement ce que Victor avait fait pendant la nuit. Puis j’ai ajouté les autres Français, leurs matchs, leurs statistiques, et ce petit projet perso est devenu il y a un an le site que vous connaissez aujourd’hui.
Alors oui, cet article sera probablement encore un peu plus personnel que les autres. Victor est celui qui m’a vraiment ramené vers la NBA, mais il est aussi celui par qui toute l’aventure BleuBlancDunk a commencé.
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Le résumé pour les pressés
Victor Wembanyama, 22 ans, intérieur des San Antonio Spurs
📊 La saison dernière : 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes et 3,1 contres de moyenne, avec une saison récompensée par le Defensive Player of the Year, une place en All-NBA First Team et une 3e place au vote MVP.
👥 Sa place : il n’est évidemment plus simplement le visage du projet des Spurs. San Antonio sort de 62 victoires et d’une Finale NBA, et Victor est désormais au centre d’une équipe qui doit assumer de vraies ambitions collectives.
🛡️ Son point fort : toujours cette capacité à transformer complètement une défense. Ses contres sont spectaculaires, mais son impact va bien au-delà avec tous les tirs modifiés, les drives abandonnés et les possessions où sa simple présence change les choix adverses.
🏆 Ce qui change : après une première campagne de Playoffs énorme et un titre de MVP des Finales de Conférence Ouest, les attentes ne sont plus les mêmes. Les Finales perdues contre New York ont aussi montré qu’il restait encore des réponses à trouver dans les très grands rendez-vous.
👀 À surveiller : son tir extérieur, sa gestion des possessions face aux défenses qui vont encore davantage s’adapter à lui, et surtout la manière dont les Spurs vont gérer leur nouveau statut après une saison aussi réussie.
En clair : Victor est déjà l’un des meilleurs joueurs de NBA, mais j’ai surtout l’impression que son histoire ne fait que commencer. Il reste aussi celui qui m’a ramené vers la NBA et qui, quelque part, est à l’origine de BleuBlancDunk.
Une troisième saison complètement folle
On commençait presque à s’habituer aux choses extraordinaires avec Victor, mais sa saison dernière mérite quand même qu’on prenne quelques secondes pour regarder les chiffres. Il termine la saison régulière à 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes et 3,1 contres de moyenne, en seulement 29,2 minutes par match.
Le plus impressionnant reste peut-être que ces statistiques ont désormais servi une équipe qui gagnait vraiment. San Antonio termine la saison régulière à 62 victoires pour 20 défaites, avec Victor au centre d’une défense devenue l’une des meilleures de NBA. On était très loin des premières saisons où l’on regardait surtout ses exploits individuels au milieu d’une équipe encore en construction.
Et forcément, les récompenses ont suivi. Victor est devenu le plus jeune Defensive Player of the Year de l’histoire et le premier élu à l’unanimité, il a intégré la All-Defensive First Team et surtout, pour la première fois, la All-NBA First Team. Il termine également troisième du vote pour le MVP, ce qui donne déjà une idée assez claire de la place qu’il commence à prendre dans cette Ligue à seulement 22 ans.
À ce stade, je trouve qu’on ne peut même plus vraiment parler uniquement de potentiel. Bien sûr qu’il peut encore devenir meilleur, et heureusement vu son âge, mais Victor fait déjà partie des meilleurs joueurs de NBA aujourd’hui.
Défensivement, il n’est déjà plus dans les promesses
On pouvait facilement imaginer dès son arrivée que Victor deviendrait un défenseur exceptionnel. Sa taille, son envergure et sa mobilité rendaient presque cette progression évidente, mais entre voir le potentiel et réellement dominer une saison NBA, il reste quand même un sacré chemin.
Il a mené la Ligue avec 197 contres, soit 3,08 par match, et San Antonio indique également qu’il a terminé premier en pourcentage adverse au tir parmi les données de tracking utilisées par la NBA, avec 40,7 %. Depuis son arrivée dans la Ligue, ses 627 contres constituent déjà le meilleur total NBA sur cette période, avec plus de 200 contres d’avance sur le joueur suivant.
Mais ce qui me fascine toujours le plus n’apparaît pas forcément dans la boxscore. Il y a tous ces drives abandonnés, ces joueurs qui arrivent dans la raquette et ressortent finalement le ballon, ou ces tirs pris avec une trajectoire complètement différente simplement parce que Victor se trouve quelque part à proximité.
Et malgré trois saisons à le regarder, je crois que je ne me suis toujours pas habitué à certains contres. Il y en a encore régulièrement où je suis persuadé que le joueur a créé suffisamment d’espace avant de voir un bras arriver de nulle part.
Les Playoffs ont encore fait passer son histoire dans une autre dimension
C’était surtout la grande inconnue avant la saison dernière. On connaissait déjà le Victor de saison régulière, mais on voulait le voir découvrir ces matchs où chaque possession compte davantage et où les équipes ont plusieurs rencontres pour essayer de comprendre comment vous attaquer.
Pour une première campagne de Playoffs, difficile de demander beaucoup plus collectivement. Les Spurs sont allés jusqu’en Finales NBA, leur première apparition à ce niveau depuis 2014, et Victor a notamment été élu à l’unanimité MVP des Finales de Conférence Ouest après une série énorme contre Oklahoma City.
Sur les sept matchs contre le Thunder, il tourne à 27,3 points, 10,9 rebonds, 3,1 passes, 1,4 interception et 2,7 contres. Pour découvrir les Finales de Conférence à 22 ans et sortir ce genre de série face au champion en titre, je trouve que ça raconte beaucoup de choses sur sa capacité à répondre quand le niveau monte.
Et puis sont arrivées les Finales.
Les Finales m’ont quand même laissé un goût d’inachevé
C’est probablement le seul moment de cette saison où je suis réellement resté sur ma faim. New York remporte la série 4-1, et même si plusieurs matchs ont été extrêmement serrés, j’ai trouvé les Spurs moins convaincants collectivement et Victor moins dominant que pendant certaines parties du parcours précédent.
Ses statistiques restent pourtant impressionnantes : 26 points, 11,2 rebonds et 3,6 contres de moyenne. Mais il tourne à 42,3 % au tir et seulement 27,3 % à trois points, et je trouve que certains passages de la série ont montré qu’il restait encore des réponses à trouver lorsque les défenses arrivent avec un plan extrêmement précis pour le gêner.
Ce n’est absolument pas une critique de son parcours. Arriver jusqu’en Finales pour sa première participation aux Playoffs, après une saison pareille, reste complètement dingue. Mais justement, parce qu’il nous a habitués à quelque chose d’exceptionnel pendant plusieurs mois, cette fin m’a laissé cette petite frustration de ne pas le voir terminer l’histoire de la même manière.
Victor lui-même parlait après ces Finales du plus grand apprentissage de sa vie. Et quelque part, je trouve presque rassurant qu’il reste encore ce genre d’étape à franchir, parce qu’à 22 ans il a déjà atteint tellement de choses qu’on pourrait parfois oublier à quel point sa carrière ne fait que commencer.
Et je ne serai pas toujours d’accord avec tout ce qu’il dit
Il y a aussi le Victor qui existe en dehors du terrain. Il prend la parole, assume certaines positions et n’a jamais vraiment donné l’impression de vouloir se contenter d’être le basketteur exceptionnel auquel on demande simplement de marquer des paniers et de sourire devant les caméras.
Je ne suis pas toujours en accord avec certaines de ses prises de position, et je n’ai aucune envie de prétendre le contraire simplement parce que j’adore le joueur. Mais je respecte énormément le courage nécessaire pour exprimer publiquement ses convictions lorsqu’on possède une telle exposition, puis pour assumer les réactions qui viennent forcément avec.
C’est aussi une partie du personnage que je trouve intéressante. On peut apprécier énormément Victor Wembanyama le basketteur sans devoir automatiquement partager chacune de ses opinions, et ça ne change rien à l’immense fierté que je ressens à voir un Français occuper aujourd’hui une place pareille dans le basket mondial.
Parce que oui, quelle fierté de pouvoir suivre ça
Je crois que c’est parfois ce qu’on oublie un peu à force de parler de ses performances tous les deux jours. On a un Français de 22 ans qui vient d’être élu meilleur défenseur de NBA, qui termine troisième du vote MVP, qui emmène San Antonio en Finales et qui est déjà devenu l’un des visages les plus reconnaissables de la Ligue.
Quand on a connu l’époque Tony Parker en étant déjà attaché aux Spurs, le scénario est quand même assez incroyable. J’ai vécu une première grande histoire française avec cette franchise, puis des années plus tard arrive un phénomène comme Victor, exactement au même endroit, et me voilà à nouveau à attendre les matchs de San Antonio au milieu de la nuit.
Je ne sais évidemment pas jusqu’où tout ça ira. Mais pouvoir suivre depuis la France un joueur français qui semble capable d’aller chercher les plus grandes récompenses individuelles et collectives de ce sport reste quelque chose d’assez exceptionnel.
Et franchement, j’essaie aussi de ne pas banaliser cette chance.
Cette année, il ne s’agit plus seulement de progresser
C’est probablement ce qui change le plus avant cette quatrième saison. On ne va plus simplement regarder Victor en se demandant quelle nouvelle statistique il peut améliorer ou quel geste impossible il va ajouter à son arsenal.
Les Spurs sortent d’une saison à 62 victoires et d’une Finale NBA. Après ça, forcément, les attentes changent, et la question sera aussi de savoir comment cette équipe va gérer son nouveau statut.
Pour Victor, j’ai encore envie de voir progresser certaines choses. Son tir extérieur peut devenir plus régulier, sa sélection de tirs peut encore évoluer, et il y aura forcément des ajustements à trouver lorsque les équipes essaieront de reproduire ce qui a pu le gêner pendant les dernières Finales.
Mais je ne veux pas non plus tomber dans le piège qui consiste à toujours demander davantage. Un joueur qui produit 25/11,5/3,1 avec plus de trois contres par match tout en jouant moins de 30 minutes a déjà placé la barre à un endroit assez absurde.
Et la présaison n’a franchement rien calmé
Victor n’a évidemment pas eu besoin de jouer énormément pendant cette préparation. Les Spurs ont géré ses minutes, lui ont même offert un match de repos, mais les quelques séquences qu’on a vues ont largement suffi pour nous redonner envie que la vraie saison commence.
Il y a eu 13 points, 7 rebonds, 6 passes et 2 contres en 22 minutes contre Phoenix, puis cette sortie à 19 points, 4 rebonds, 3 passes, 2 interceptions et 4 contres en seulement 23 minutes quelques jours plus tard. Pour terminer contre Sacramento, il ajoute encore 14 points, 8 rebonds, 2 interceptions et 2 contres en 17 minutes, avec un énorme +32.
Et puis il y a eu ce petit coup d’épaule sur Domantas Sabonis qui nous a beaucoup amusés sur BleuBlancDunk. Au-delà du montage idiot qu’on en a évidemment tiré, je trouve que cette action montre aussi quelque chose d’intéressant : Victor donne aujourd’hui l’impression d’être beaucoup plus à l’aise avec le contact et avec l’utilisation de son corps.
On connaît sa taille et son envergure depuis toujours. S’il continue maintenant à ajouter de la puissance sans perdre cette mobilité complètement anormale pour un joueur de son gabarit, je suis assez curieux de savoir ce que les défenseurs vont encore pouvoir inventer.
Finalement, tout a commencé avec lui
Si Victor est numéro 1 de ce classement, ce n’est évidemment pas simplement parce qu’il est à l'origine de BleuBlancDunk. Même en essayant d’oublier complètement mon attachement au joueur et aux Spurs, sa saison dernière suffit largement à expliquer pourquoi il se trouve ici.
Mais forcément, l’histoire rend ce dernier article particulier pour moi. Il y a quelques années, Victor m’a donné envie de suivre de nouveau sérieusement la NBA, puis ce besoin assez simple de connaître ses statistiques dès le réveil m’a poussé à bricoler un petit outil personnel.
Il y a un an, cet outil est devenu BleuBlancDunk. Aujourd’hui, on y suit toute une génération de Français et de Françaises, on se réveille pour découvrir les performances de Nolan, Alex, Bilal, Zaccharie, Maxime et tous les autres, et on raconte leurs parcours au fil de la saison.
Mais il restera forcément toujours un joueur un peu à part.
J’ai déjà adoré le suivre pendant ces trois premières années, j’ai vibré devant sa saison dernière et son parcours jusqu’aux Finales, et j’ai aussi connu cette petite déception de le voir s'arrêter juste avant le titre. Je ne serai pas toujours d’accord avec tout ce qu’il dira ou fera en dehors du terrain, mais je reste extrêmement fier de voir un Français occuper une place pareille dans cette Ligue et d’avoir la chance de pouvoir raconter une petite partie de son histoire.
Au départ, je voulais simplement ouvrir une page le matin et savoir ce que Wemby avait fait pendant la nuit. Aujourd’hui, cette page est devenue BleuBlancDunk, et je crois qu’au fond le premier réflexe n’a pas tellement changé.
À partir de mercredi matin, on recommencera donc à se poser la même question.
Alors, qu’est-ce qu’a fait Victor cette nuit ?
📊 Retrouvez toute la saison 2025-26 de Victor Wembanyama, ses matchs, ses records et ses statistiques sur BleuBlancDunk :
https://bleublancdunk.com/joueur/victor-wembanyama?season=2025
🔢 Notre compte à rebours
#16 : Noa Essengue
#15 : Mohamed Diawara
#14 : Noah Penda
#13 : Joan Beringer
#12 : Sidy Cissoko
#11 : Rayan Rupert
#10 : Tidjane Salaün
#9 : Ousmane Dieng
#8 : Moussa Diabaté
#7 : Nolan Traoré
#6 : Zaccharie Risacher
#5 : Rudy Gobert
#4 : Bilal Coulibaly
#3 : Maxime Raynaud
#2 : Alex Sarr
#1 : Victor Wembanyama
Et cette fois, plus de rendez-vous demain pour découvrir le suivant : mardi, la saison NBA commence.